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Rencontre programmée

Rencontre programmée - Layla Latté

J’aime écouter les personnes âgées raconter leurs rencontres. Ma mère a, par exemple, connu mon père lors d’une soirée de mariage. Car oui, il fut un temps où l’amour et la première rencontre étaient le fruit du hasard. Les bals, les mariages, les études, le travail, les vacances, les sorties entre amis, toutes sortes d’activités permettaient de rencontrer l’âme sœur.

Ce n’est plus aujourd’hui, que très rarement le cas. De nombreux sites internet et applications ont été développés permettant de faire connaissance par chat ou par webcam.

Au Canada, il y a par exemple « Quebec  Proximeety », « jecontacte »« Jasez »… En France, une amie m’a expliqué que la mode est carrément d’utiliser un site qui s’appelle « adopte un mec » ! Et dans la publicité télévisuelle pour ce site, on voit une femme faire son magasinage sur le net, et placer l’homme qui lui plaît dans son panier d’achat ! Pour le romantisme, il faudra repasser !

Les agences matrimoniales qui n’ont, semble-t-il, plus trop la cote, ont même été détrônées par des écoles de séduction et des coachs de rencontre ! On apprend tout bonnement à séduire ! 

Reste qu’on estime qu’il y a 100 millions de célibataires dans le monde, que 4 Montréalais sur 10 sont seuls, et que la solitude semble encore gagner du terrain. D’ailleurs, d’après différentes études menées, bien peu de rencontres sur internet, ou via les différentes agences, mènent à une vraie de couple. Cela mène plutôt à des rencontres d’une nuit, souvent même, extra-conjugales, quand on ne fait pas demi-tour, car la personne ne ressemble absolument pas à la photo qu’elle a mise en avant.

Alors que faire ? Personnellement, je crois toujours au hasard et aux présentations faites lors de soupers, par exemple, si cela n’est pas trop flagrant… J’ai d’ailleurs rencontré mon conjoint lors d’une soirée dans un Party de bureau Montréal, il y a quatre ans. Le pire, c’est que cette rencontre fortuite a failli ne pas avoir lieu, car j’étais invitée à deux soirées différentes ce soir-là. Heureusement que j’ai choisi celle-ci ! Je n’avais pas suffisamment de talent pour faire la navette, comme Katherine Heigl dans « 27 dresses ».

Ce qu’il faut en retenir : environ 22 400 mariages ont été célébrés au Canada en 2015, alors sortez de chez vous, fréquentez les soirées, ne négligez pas votre réseau professionnel et amical. Le bonheur se trouve sans doute à proximité.

À propos de l’auteur :

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Vous comprendrez bien qu’il s’agit bel et bien d’un surnom...et non de mon nom. Pourquoi ce drôle de surnom? C’est qu’en plus de me passionner pour le café, je suis aussi une barista et que je travaille dans un magnifique café sur le Plateau Mont-Royal. J’ai donc toujours de drôles d’histoires de mon quotidien à vous raconter. Bienvenue dans mon espace virtuel.