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Aucun sens de l'orientation

Aucun sens de l'orientation - Layla Latté

Si j’avais pris le bon chemin, je n’aurais pas été aussi en retard ce soir-là au souper auquel j’étais invitée. J’étais passée, dans l’après-midi, pour un rendez-vous avec mon conseiller financier St-Lambert. Ensuite, j’étais passée chez Miranda, puis chez Patrick. Il avait eu un problème avec son imprimante et il voulait que je le règle. En général, je suis plutôt douée pour réussir à trouver une solution à ce genre de problème, mais là, j’ai eu plus de difficultés que je l’escomptais. J’ai donc dû me dépêcher pour aller rejoindre mes hôtes. J’avais mal écouté les indications données par la voix de robot de mon GPS, et j’avais tourné trop tard, après le croisement de routes où je devais m’engager. Ce fut donc une vraie aventure que j’ai vécue, puisqu’aucune voie ne retournait d’où je venais. J’ai perdu plus de vingt minutes à cause de ce détour.

Avec un peu de stress, je me suis stationné dans la cour de mes amis. Gérard, André, Sybille et Meredith étaient déjà présents. Ils avaient commencé l’apéritif sans m’attendre, comme je le leur avais suggéré. J’avais envoyé un message avant de partir de chez Patrick pour prévenir de mon retard. Je n’avais pas pensé à prendre un parapluie, malheureusement, et j’ai été copieusement arrosée, alors que je descendais de ma voiture. J’avais un bouquet de fleurs et une bouteille de vin à offrir à Judith et Victor. Heureusement, je n’avais pas pris de dessert, comme je le fais souvent, car je vais dans une pâtisserie excellente. Si le carton qui contenait les gâteaux avait été mouillé, le résultat aurait été désastreux. J’ai enlevé mon manteau, dégoulinant de pluie, en rentrant chez mes amis. Je l’ai suspendu à un porte-manteau, un chiffon placé en dessous recueillit l’eau qui tombait de mon pardessus.

Entre les rires et les discussions sérieuses, ce fut une soirée merveilleuse. Judith s’est mise au piano, après le repas, et Meredith l’a accompagnée en chantant. Elles ont repris des airs de rock, de disco, un peu de musique classique, une valse de Strauss et du jazz. Nous avons dansé et, même, sur un morceau que je connaissais bien, j’ai fait les chœurs avec Gérard. Sa voix de basse et ma voix de tête font un ensemble harmonieux. Ce fut formidable de passer un tel moment avec eux tous, surtout que je savais que cela n’arriverait pas de nouveau avant longtemps, puisque j’ai déménagé deux semaines plus tard.

À propos de l’auteur :

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Vous comprendrez bien qu’il s’agit bel et bien d’un surnom...et non de mon nom. Pourquoi ce drôle de surnom? C’est qu’en plus de me passionner pour le café, je suis aussi une barista et que je travaille dans un magnifique café sur le Plateau Mont-Royal. J’ai donc toujours de drôles d’histoires de mon quotidien à vous raconter. Bienvenue dans mon espace virtuel.